RUFFEC

Publié le par (AP)

NON-LIEU.
La juge d'instruction d'Angoulême en charge de l'enquête sur des viols et des agressions sexuelles qu'auraient subis une quarantaine d'enfants d'une école maternelle de Ruffec, a ordonné un non-lieu en faveur de l'institutrice et son mari mis en examen dans ce dossier, a-t-on appris mardi auprès de l'association l'Enfant libre et de Me Didier Seban, avocat de plusieurs parties civiles.
Depuis de nombreuses années, cette affaire judiciaire empoisonne cette petite ville de 4.000 habitants.
En 1995, l'institutrice de l'école maternelle de Ruffec et son mari, un ancien gendarme de 56 ans devenu détective privé, avaient été accusés par des enfants. L'affaire avait été classée sans suites.
En 2001, des enfants avaient de nouveau dénoncé des agressions subies dans le logement attenant aux classes. Une information judiciaire était alors ouverte pour "viols et agressions sexuelles sur mineurs de quinze ans par personne ayant autorité" et les deux suspects, qui ont toujours clamé leur innocence, avaient alors été mis en examen et laissés libres sous contrôle judiciaire.
Deux cent quarante enfants âgés entre 2 et 4 ans ayant fréquenté le groupe scolaire ont été entendus par les gendarmes de la Section de recherches d'Angoulême. Quarante-cinq d'entre eux auraient été victimes et 68 parents et proches se sont peu à peu constitués partie civile.
Cependant l'absence d'éléments matériels et de traces de violences physiques subies par les enfants, attestées par des expertises médico-légales, ont convaincu le procureur et la juge Elizabeth Decencière Ferrandière, de clore ce dossier.

Publié dans Depeches

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